PRINTEMPS EN COREE

18 sept.

Annyiong haseyo!

Après un rude et long hiver, le printemps pointe son nez. Charles le guettait avec impatience… Séoul a quitté son habit gris pour revêtir ses habits de couleurs et se parer de fleurs : une explosion d’azalées, de magnolias et de cerisiers!
Juste magnifique, c’est bien la plus belle saison en Corée, la rumeur disait vrai! Avis aux amateurs !!!

Notre jardin change de couleurs chaque semaine, temps idéal pour s’amuser et regarder nos enfants grandir.
Charles ne se lasse de ses activités en plein air, ses goûters avec les copains, taquiner son petit frère, et aller à l’école avec son gros sac à dos! Il commence à parler un peu…français, coréen, et anglais, pas facile de jongler avec toutes ces langues!
Hippolyte goûte avec plaisir aux compotes de fruits et découvre ses mains! Il a les beaux yeux de son père…si si je vous dis; il a les yeux verts!

Séoul  s’active au rythme de la nouvelle saison : on plante, on coupe, les arbres sont taillés en nuages.

Les marchés se colorent de fruits des beaux jours. Les fruits d’hiver tels que les fraises, les kakis, et les oranges laissent la place aux melons, pastèques et autres cucurbitacées.

Les minis, très minis, jupes semblent être encore plus courtes que cet hiver du haut des talons de ces jolies dames.

Et pendant que les coréennes s’arment d’ombrelles pour se protéger du soleil, nous, « Fran-ce saram », nous délectons des rayons brûlants sur les terrasses des cafés et du bord de mer !
Le soir venu, les terrasses se transforment en barbecues géants où se dégustent les délicieux « galbis » et le nec plus ultra du moment est de manger un « bibimbap » aux plantes médicinales, qui ne poussent qu’au printemps ! Well-being attitude oblige!

La montagne nous ouvre ses bras et nous fait découvrir ses parfums, ses temples, et ses merveilles.
Tout là haut la ville est loin, loin des klaxons, loin des citadins pressés, loin de ces interminables buildings si typiques à l’Asie…Un autre visage de la Corée…Une Corée traditionnelle, si proche de la nature, vivant au culte des chamanes.
Ce contraste si important entre la démesure et la rigidité, la modernité et la tradition, est, je crois bien, ce qui a de plus marquant dans ce pays. Pourtant l’un ne va pas sans l’autre. Le quotidien est un mélange de ces opposés!

Au mois de mai, on fête l’anniversaire de Bouddha, toutes les villes et les temples du pays se couvrent de lanternes, qui s’illuminent dans la nuit. Leur lumière se veut compassion et sagesse, et chassera, dit-on, l’obscurité enfouie au fond du coeur des hommes…

Déjà 10 mois dans ce pays, et le temps est passé si vite.
On s’attache à cette Corée, que nous découvrons chaque jour, qui nous fascine, nous séduit, et nous exaspère aussi parfois, par sa différence, mais qui à aucun instant, nous fait  regretter d’être là.

A très bientôt, et bise à tous.

Mani

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