Mon père, mon idole bien aimée

11 oct.

La dernière fois que j’ai vu mon père c’était en 1984 quand il venait nous rendre visite à Paris.   C’était un homme simple, un bon vivant qui aimait la culture lao;  il était poète et connaissait très bien des chansons populaires lao ( kavi lao et lam lao); il sortait major de la première promotion de l’école  de Droit du Laos et était président de presque tous des tribunaux lao; il était également ancien étudiant à Hanoi au Vietnam; c’est grâce à tous ses écrits très riches et très précieux qu’il a laissé dans notre  trésor et notre bibliothèque familiaux que j’arrive à réfléchir, écrire et voyager dans le passé pour chercher  a mieux comprendre la vie présente de la famille Soumpholphakdy. Quand il était encore dans ce monde avec nous, il me donna toujours des bons conseils en me sollicitant à écrire, à  rédiger des textes propres de l’histoire de la famille; il m’a transmis le savoir faire, le don de l’écriture et le gène riche en mémoire et en  message pour continuer à évoluer pertinemment dans ce monde si vaste et si complexe qui nous entoure.   » Nous avons en nous, tous les être humains, des neurones de lecture, de l’écriture, de calculs mathématiques,  de culture, de pensée, de l’organisation, de corrections des erreurs, de résoudre des problèmes, de recevoir des  images, de trier et transmettre des informations », disait-il. Mon père m’a toujours conseillé de créer des espaces très vastes autour de nous, à l’intérieur et à l’extérieur de nous.

  La famille Soumpholphakdy fait partie de l’ensemble de toutes les familles lao. Elles vivent en interdépendance  et en bonne harmonie avec des autres peuples lao depuis de très longues dates. Avec les autres peuples du monde, nous venions tous du même point de départ de l’Afrique il y a des millions d’année.

Okinh SOUM

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