Trek en Himalaya

11 oct.

12 Jours de Trek en Himalaya

* Le Trek désigne à la fois un sport et une façon de voyager

  – Le choix d’une marche himalayenne se fera d’ abord en fonction de ses aptitudes physiques.

  – La pratique régulière d’un sport, l’expérience de la montagne ou la vie en plain air, préparé à l’endurance nécessaire pour des parcours d’une certaine difficulté.

* Le circuit de Trek choisi par l’équipe TEP Orly Sud:

                                                                 par Hassane Ksourou, Okinh Soum

        – C’était la formule  » Everest 12 sous tente ».

        – Une équipe des sherpas (un sherpa – un cuisinier – deux porteurs – trois yacks) népalaise était a notre disposition pour nous guider vers le sommet de Kalapattar un des camps de base de l’Everest. Kalapattar (5554m) est l’un des circuits des grands classiques de la région Everest.

              Quelques points forts de ces classiques sont:

                 * Nuptse: 7861m

                 * Lhotse: 8501m

                 * Ama Dablan: 6828m

 Ces randonnés sont destines a de très bons marcheurs de niveaux 2.

 * Les 3 phases de notre voyage.

 1er phase: Les préparations avant le voyage

         – entrainement physique (6 mois à 1 an)

        – Connaissances du conseil pratique pour le voyage au Népal

        – Le voyage: départ le 04 Avril 2004.

                Air Biman: Orly Sud – Bangladesh – Katmandu (capital du Népal)

2eme phase: Le trek de 12 jours: (montée: 7 Jours – descente: 5 jours)

 La montée:

         J -01: Départ en avion: Katmandu – Lukla

 Beaucoup de brouillards et de turbulences, mais félicitations aux pilotes de cet excellent bimoteur qui nous ont fait  découvrir pour la première fois le ciel Himalayen.

 1ere étape: Lakla (point de départ 2800m) – Phakding (2640m) 6 heurs de marche.

A Lukla, nous avons fait la connaissance avec notre équipe de sherpas. Ils nous ont accueilli avec un sourire naturel et chaleureux en nous disant  » Namas té » le bonjour en népalais et nous ont offert du bon the au lait bien chaud.

         J -02: Départ de Phakding pour Namche Bazar (3440m): 8 heures de marche

 Namche Bazar, capital de pays Sherpas, gros marche dans l’Everest. Une étape très difficile (piste difficile, ponts suspendus et ravins. Une journée d’acclimatisation est nécessaire pour certains randonneurs).

Sur le chemin, nous avons rencontre beaucoup de randonneurs de toutes nationalités (USA, Japon, Allemagne, Corée, Canada, France…)  Les sherpas-porteurs sont en général petits en taille, mais très sveltes et énergétiques. Chaque sherpa est capable de porter jusqu’a 30 à 40 kilos et peut faire des kilomètres en montée et en descente. Tous les sherpas sont de très bons éclaireurs, des aides qui prêtent main forte dans les moments difficiles.

         J -03: Namche Bazar – KHUMJUNG (3790m) – KHANG JUMA (3550m) 6 heurs de marche

 A Namche Bazar, nous avons visite un Musée de l’Everest qui était consacre a relater la vie des deux héros  Edmond Hilary et Sherpa Tensing. En 1953, ils atteignirent pour la première fois le sommet de l’Everest et l’exploit eut un retentissement mondial.

A KHUMJUNK nous avons pris des photos a cote de la statue de Sir Edmond Hilary. Nous étions comme deux pèlerins sur la trace de ces deux géants de l’Everest.

         J -04: KHANG JUMA – TENGPOCHE (3867m) 8 heures de marche.

 Un passage unique, une atmosphère inoubliable au milieu des Sherpas. Nous avons pu constater maintes fois, et de presque lorsque le Y arc arrive a un pas difficile, il s’arrête. Pour le faire avancer, il faut alors que le sherpa l’oriente en lui donnant le temps pour ainsi dire, en rythmant le pas pour lui. Le sherpa tout d’ abord siffle, après qu’il entonne un chant rythme; de cette façon il remet le Y arc en route, selon une orientation liée a un rythme donnée dans le temps.  Nous avons également marche à notre rythme sans chercher à suivre le rythme des porteurs ou des Sherpas.

         J -05: TENGPOCHE – DINGBOCHE (4358m) 8 heures de marche

 C’était encore une étape très difficile. Il existait un point de téléphone ou nous pouvions appeler pour la première fois nos familles en France.

A DINGBOCHE nous avons vu apparaitre le sommet de l’Everest.

         J -06: DINGBOCH – LOBUCHE(4928m) 8 heures de marche

 Nous sommes déjà arrives a une altitude plus élevée que le sommet du Mont Blanc.

La zone boisée à laisse la place a la zone rocheuse voire désertique. Mais quel magnifique paysage! Nous avons contemple, le ciel bleu, les torrents, les rivières avec des eaux claires, fraiches, pures et limpides venant directement du sommet de l’Everest: ces peuples d’origine tibétaines ont grave des mots sacres << OM MANI PEMEHOUNG >>, <<COMPASSION ou AMOUR UNIVERSEL >> sur presque tous les gros rochers et ont construit  un peu partout sur leurs passages des CHORTENS (petits stoupas ou monticules des pierres sous forme de pyramides, symboles de l’omniprésence du Buddha). C’était vraiment un régal précieux de les voir.

         J -07: lobuche – GORAKSEPH (5288m) – KALAPATTAR (5554m) – Lobuche 17 heures de marche

 Avec notre sherpa Puri, nous avons ensembles très bien organise cette dernière étape très longue et très difficile. Donc, réveil a 00:45, port obligatoire des vêtements chauds avec le strict minimum d’affaires personnelles: Camera-scope, appareils photos, médicaments, lampes de poches, petit déjeuner rapide, bidons  remplis d’eau chaude et puis départ a 2 heures du matin. Il faisait très froid, la température variait peut-être entre -10 degré et – 15 degré.  Nous avons assiste pour la première fois au lever du soleil a cette altitude. C’était vraiement un moment magnifique, le sommet de l’Everest était comme une très grande masse d’or apparue dans le ciel. Avec le froid et la fatigue, nous avons marche lentement et en sécurité vers GORAKSEPH, le camp de base de l’Everest.  Il y avait la quelques maisons rudimentaires ou l’on ouvrait se reposer et prendre des boissons chaudes, (the au lait de yack) a.  C’était le dernier point de regroupement de tous les randonneurs et des alpinistes du monde entier avant  l’ascension de kalapattar et de l’Everest. Quand nous sommes arrives au sommet de kalapattar après quelques heures  de montée avec effort et avec le mélange de fatigue et de la joie, Hassane a eu encore le courage de brandir vers le ciel un tee-shirt qui portait le sigle de la société  TEP Orly Sud.Nous étions approximativement à 2 kilomètres du Mont Everest.A partir de Kalapattar, nous avons pu voir très nettement et agréablement le sommet noir de l’Everest couvert de neige éternelle* (la neige blanche couvrait des roches noires du toit du monde. L’eau pure des nappes phréatiques passait également et paisiblement a travers des roches noires dans la profondeur souterraine)*.C’est le toit du monde, 8848m d’altitude. Il est beau, grandiose, magnifique et sacre pour le peuple himalayen. Quelle chance et quel bonheur d’être si proche de ce fabuleux et légendaire sommet! Heureux également pour ceux qui avaient de la chance de prendre des photos ayant pour fond ce superbe sommet qui fixait ses regards doux et attentifs sur toutes fortunes qui l’approchaient. Nous étions très fiers d’avoir réalisé notre rêve. Apres trente minutes de joies sur ce sommet qui nous offrait une très  belle vue panoramique de la région Everest, nous avons commence à entamer notre descente vers GORAKSEPH. Puis nous avons repris notre chemin pour retourner à Lobuche ou le reste de notre équipe nous attendait avec beaucoup d’impatience pour le diner.

 3eme phase: La descente

 Nous avons mis 5 jours pour arriver à Lukka, le point de départ de trek. Sur le chemin de retour nous avons pris le temps nécessaire pour admirer le beau paysage Himalayen. Nous avons pris beaucoup de photos de la faune et de la flore de ce beau pays. Nous sommes également allés rendre visite à un très grand sherpa qui n’était autre que l’oncle de notre sherpa Puri. Il a déjà atteint au moins 2 a3 fois le sommet de l’Everest quand il participait aux differentes expeditions et explorations organises par certains pays européens (Italie, France,…). Nous étions très contents d’avoir fait la connaissance avec ce personnage tranquille, énergique et remarquable. Le dernier jour a Lukla, pour bien boucler cette très belle randonnée, nous avons prépare un repas améliore et avons dine tous ensembles dans une ambiance amicale et fraternelle mêlée de joies et de bons souvenirs de cette très belle et noble aventure. Nous avons ainsi fêté notre parcours du trek himalayen 2004. Le lendemain matin, jours de départ de Lukla et de retour par avion pour Katmandou, nous avons offert quelques petits souvenirs personnels pour récompenser toute l’équipe de nos chers et inoubliables sherpas parce’ ils étaient tous remarquables avec nous à savoir: aides diverse, bons cuisiniers, très bon porteurs, qualité  de service, sens de respect, de solidarité et de disponibilité. Quand le moment de séparation arrive, il était vraiement très dur pour nous tous de prononcer le mot <<AU REVOIR >> et <<GOOD BYE>>. Il existait entre nous tous et entre tous les êtres  vivants de ce monde une relation d’interdépendance et  des interactions quantiques. Apres quelques jours de temps libres a Katmandou, nous sommes enfin bel et bien arrives a l’aéroport d’Orly Sud le 25 Avril 2004.

 Enseignement tires du Trek: Kalapattar camp de base de l’Everest 2004

 Nous avons de la chance de ne pas avoir le mal d’altitude, la maladie, des douleurs aux jambes et aux pieds. Nous avons fait en moyenne 15 a 20 kilomètres par jour pendant 12 jours et avons pris plus de 300 photos et réalisé plus de 3 heures de films avec notre camera-scope. Nous étions très loin des zones d’équilibre thermique et industrialisées des grandes villes modernes qui semblaient propres mais polluées ou l’entropie est grande et toujours en fonction croissante. Notre Trek fait l’objet des choix difficiles et incertains. A force de faire des efforts permanents et de rester toujours vigilant tout au long de notre parcours, nous avons oublie notre ego durant ce trek. Ce trek nous a permis de mieux  connaitre nous-mêmes  soit mentalement soit physiquement. Nous avons su intelligemment nous adapter à cet environnement himalayen, à cette vie difficile a la limite du chaos. Nous étions dans une des régions extrêmes: désert, terres glacées ou terre haute de la montagne. Nous avants fait la connaissance avec la vie en altitude, la vie parmi les sherpas, la vie en contact avec d’autres peuples et d’autres cultures, la vie parmi les pierres, la vie en contact avec le non vie. Nous avons compris comment le silence peut-il avoir une voix? L’écoute est un art qui requiert que nous soyons silencieux ? C’est peut être e qui en fait un art difficile, un art souvent négligé. En marchant nous restions calmes et silencieux et nous écoutions attentivement le chant merveilleux de la nature. La  culture occidentale, dirais-je, a toujours privilégié la parole contre le silence. Nous étions dans une région quasiment silencieuse. La voix du silence que pourrait-elle bien être? Si le silence pouvait parler, que pourrait-il dire? Le chant primordial de l’univers quantique? Le chant de la singularité primordiale qui faisait réveiller en nous le vraie bonheur et qui illuminait réellement notre propre ainsité. Nous avons pratique l’expérience de survie dans les lieux de la vie des sherpas et de ces peuples du toit du monde. Nous étions dans une zone ou il y avait de la néguentropie, de la créativité  naturelle et de l’émergence de tout ce qui était riche en rayons lumineux et en sources de vie.

 Dédicacés et souhaits

 Ainsi pour ce trek, nous étions nous même nos propres sponsor; mais grâce a la sagesse équanimité et nos pensées non conceptuelles et non discriminatoires nous souhaiterions offrir toute cette joie, tout ce bonheur et toute l’ énergie que nous avions obtenus au cours de ce trek pour le bonheur de tous les êtres et en particulier pour  nos familles, nos parents, nos chers amis, la société TEP Orly Sud, pour notre client ADP et pour le Group Eurotep: nous avons marche avec un état d’ esprit bien éveillé pour l’ épanouissement et la sante de tous.

Puissent tous les êtres arriver à atteindre le sommet le plus haut de leurs rêves.

Ce qui fait en partie notre estime de soi, c’est l’effort et le dépassement, afin de tendre vers le but,

Comme ce parcours du trek, atteindre le sommet de la montagne. Si nous possédions des gènes <<améliorés>>  qui nous permettaient de grimper une montagne sans effort, comme le meilleur des sherpas, le défi de conquérir les cimes aurait-il encore un sens? La vie vaudrait-elle d’être vécue?

Que l’environnement et l’écosystème himalayen soient respectes par tous des trekkeurs et des alpinistes du monde entier. Qu’ils soient toujours bien nettoyés, propres et restent toujours immuables pour des générations futures.

                        SOUM Okinh

                        TEP Orly Sud

                        Le 17 Novembre 2004

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