Histoire

Au premier rang, De gauche à droite tante Chanhome (la femme de ministre de l’education nationale du Laos) tante la princesse bouaphanh (femme de roi du sud au Laos), oncle khamphanh, oncle chanpheng. Le plus jeune l’un à côté de notre grand-père est cousin Liem. Je ne peux pas identifier le reste Rangée arrière est mon père Leck soumpholphakdy. Pendant ce temps, il fut etudiant de Hanoii VIETNAM.
Cette photo a pris a peu pres 1930 ou un peu avant.

Toute l’histoire racontée par Okinh Soumpholphakdy

L’ARBRE SALA

Le patrimoine culturelle de notre généalogie familiale passe avant tout par la création d’un grand trésor des sommes de connaissances très vastes dites « l’omniscience » de l’ensemble des membres de toutes nos familles. L’histoire de la famille est comme l’histoire d’un arbre sacré bien vivant qui pousse sur un sol abondant et riche en minéraux :L’arbre Sala pousse sur le lieu de naissance sublime du Bienheureux le Bouddha et ce jour là il donna exceptionnellement ses belles et magnifiques fleurs très parfumées. L’excellente senteur se propagea dans tout l’univers des milliards de monde macroscopiques et microscopiques,dans le monde réel et irréel,dans le monde des matières et antimatières,dans le monde d’espace -temps (après le mur de Max Planck) et dans le temps zéro (avant ce mur infiniment petit ), dans l’espace de vacuité avant la naissance de l’univers et dans notre univers élégant.

Toute la splendeur de la nature environnante bénéficiait merveilleusement cette rare,pure et sublime aura de ce connaisseur des mondes,le Pleinement et Parfaitement Éveillé. Hommage à lui, l’Arahat,le Bienheureux.

Tous les membres de ma grande famille proches et éloignés,dispersés partout dans le monde m’ont demandé à aller à la recherche de cet arbre ayant des racines très profondes. L’arbre généalogique familiale comparable à l’arbre précieux qui exauce tous les souhaits ayant des branches,des feuilles,des fruits,des troncs,des écorces,des racines sains;c’est un arbre qui pousse et s’adapte à toutes les terres et à tous les climats de notre merveilleux planète Je l’aime et je l’adore;puisse cet arbre de mes ancêtres rester toujours verdoyant et continuer à donner des jeunes pousses toujours en bonne santé et prospère. C’est l’introduction générale de mon écrit.

L’arbre généalogique de la famille Douangpangna

Arbre généalogique
La famille de ma mère porte le nom Douangpangna. Notre famille maternelle quitte le l’ancien Royaume Lao de Nongsè vers l’an 1880 pour venir s’établir dans l’actuel pays Lao. .Ma mère nang Phèng est née en 1918 à ban Y-LAI,un village situé à 26 kms de Vientiane.Le nom du village serait donné par un grand maitre bouddhique venant de Yunnan.On l’appelle Nga PHô Y-LAI ou Ya phô luang poou SITHAMMA .

La famille de notre grand père Sieng Kèo Douangpangna vénère ce grand bonze qui a réalisé l’état Arahat ou Ôrahanh.IL a appris les Trois véhicules de l’enseignement du Bouddha;il porte une coiffe de moine du véhicule Mahayana.
Mon oncle Khamphanh m’a donné une très rare photo de ce très grand vénérable que je garde précieusement comme un patimoine culturel et spirituel de toute la famille Douangpangna.C’est grâce à lui que notre grand père du côté maternel est arrivé à l’actuel ban Y-Lai vers 1890. Notre grande mère Nang Boupha était d’origine de Ban keun. Elle a quitté ce monde à l’âge encore jeune, nous a dit-on.
Mon grand père était un homme courageux et vaillant; il avait beaucoup de symboles de protection tatoués sur le corps!

La famille Douangpangna investit dans l’agriculture, le commerce, la pêche, la chasse, l’artisanat et l’élevage. Notre tante Pa Pha était une riche commerçante malgré son niveau d’étude car, à son époque, il n’y avait pas eu d’école dans son village natal. Notre tante Pa Ma avait une grande plantation d’ananas.Notre oncle Loung Chan nam hôum ou loung chan Ma était connu comme un très bon pêcheur, Ao Thit Sim et son grand frère Loung Khane en tant que bons éleveurs de bétail. Ma mère et Na sao Nou sont douées dans le domaine du textile ( le tissage des jupes lao, siin lao ). Une autre tante Pa Naa,douée pour le jardinage et la culture des cannes à sucre et des maïs après le défrichage d’une portion de terrain dans la forêt ( het hai ); elle était sucrière connue dans son village ( het nam oï ). Loung chan Oun de ban houm bèng ( petit frère de mon grand père ) était un grand agriculteur et connu également  comme un boxeur tatoué car il connaissait bien la boxe lao Mouai mar pèb ou la boxe de thai lao.IL était un grand défenseur de son village contre des pilleurs et des voleurs; c’était un homme très respecté de son village. Nous l’avons beaucoup aimé quand il fut encore dans ce monde. Je préfère l’appeler oncle pour qu’il soit toujours plus proche de nous tous.Tous nos oncles pratiquaient la chasse et la trappe.
Nous avons une très grande reconnaissance envers tous nos parents et nos grands parents.
Nous prions tous ensemble pourqu’ils atteignent le Champs de félicité et de bonheur suprême. Chers parents, vos bienfaits restent toujours gravés dans nos mémoires.
Pour nous tous, vous êtes comme des milliards d’étoiles qui brillent chaque nuit dans le ciel.
Grand maitre Gna Phô Y-Lai, posez votre regard plein de grande compassion sur nous.
Continuez à guider toutes vos nouvelles générations vers le chemin de la réussite, de succès, de bonheur, de bonne santé, de la prospérité et de la richesse.
Douangpangna veut dire la sagesse du Bouddha.
Puissent nos enfants et nos petits enfants obtenir cette sublime sagesse.
Ban Y-Lai, village natal de nos parents,est traversé par une rivière appelée Houai sai khao. Quand j’étais en bas âge, je suis souvent allé me baigner dans cette rivière avec mon oncle Khamphanh. A travers ses eaux claires et limpides, on voit que le bas-fond et le haut-fond sont couverts de sables blancs, fins et scintillants.Les villageois l’appellent Houai sai khao.
Je me ressouviens toujours de cette belle terre, riche en végétations très variées.
Je voudrais bien que tous les enfants Douangpangna de la nouvelle génération continuent à faire perpétuer les vraies valeurs et le savoir faire de nos ancêtres.
Vous êtes tous enfants de cette belle rivière à l’état d’origine qui contient de riches oligo-éléments,qui coule, qui arrose des champs, des jardins, des potagers, des bois, des forêts et qui les rend encore de plus en plus fertiles pour le développement durable des villageois et pour l’intérêt général de tout le peuple lao. Que deviens- tu, aujourd’hui, rivière Houai sai Khao? Es-tu toujours claire et limpide? Contiens- tu toujours des sables blancs et fins? Est- ce que tu es toujours libre de couler sans obstacle?
Puissent toutes les familles Douangpangna obtenir le bonheur, la joie, la santé et la prospérité.

Pour le bonheur et l’éveil de tous les êtres.

La connaissance du passé et du présent de notre famille

Pour bien connaitre l’arbre de vie, l’arbre généalogique de SOUMPHOLPHAKDY ou THONGSOUKSANOUMANE, je vous invite encore à remonter le temps vers le passé entre 35000 et 7OOO ans avant notre ère. A cette période de l’histoire de l’humanité, il y avait beaucoup de mouvements et de migrations des peuples issus des groupes sanguins O,A,B,AB..( le peuple indo-europien, race blanche, a quitté son berceau en Asie et au moyen-orient pour migrer vers l’ouest de l’Europe et a introduit le groupe sanguin A en Europe occidentale ). Il y avait également le regroupement des hommes et des femmes ((groupe O,A,B,(AB né depuis 10000 ans) )) autour du grand lac Zaissan dans la région du Mont Altai; d’abord  en groupe 20,30 puis 100…1000…5000..10.000; leur mode de vie c’était la chasse,l’élevage,l’agriculture,la construction des maisons en bois;la culture,les dessins sur rochers,des instruments de musique, des outils de chasse,des couteaux,des flèches……des chants,des danses,des rites,la croyance ,la langue parlée( kou,mung,deuan dao, pàmai,nam, kin.

Tous ceux qui avaient les mêmes comportements étaient là réunis dans le même village, dans la même communauté à savoir :la qualité du coeur,le partage,la gentillesse,le dicton »bô pén ngan dok »,le pardon,la reconnaissance,l’amour (khoi hak tiao),Din don tone gna (terre,territoire),ban keut meuang none( terre natale)…

Et puis la petite organisation, au niveau de la famille,du village et de plusieurs villages,est finalement née;la belle culture est née et le beau nom du peuple est sorti instintivement dans la langue,dans les chants,dans les plus belles phrases et dans les kone lam : ». Khao nan pen « KHône lao « ..LAO..LAO..LAO..et parfois ils ont dit DAO (étoiles).Ils ont cherché à donner leurs propres identités et les vrais   prénoms des » lao » sont nés il y a à peu près 2500 ans vers la même date de la précieuse naissance du Bienheureux le BOUDDHA .Et quand ils sont devenus plus nombreux, pour la survie, ils ont décidé de migrer vers le sud.Parmi des familles de ce peuple lao il y avait le couple ancêtre de de la famille SOUMPHOLPHAKDY.Les membres de la famille aimaient porter le prénom : Thong,Sa,Si,Pon, ayant pour savoir faire: la chasse,des dessins simples sur des rochers;  ils aimaient chanter, jouer de la musique (souffler sur des cornes,utiliser des bois pour faire des sons sonores…..), ils participaient à la défense des villages, jouaient le rôle des éclaireurs, des guides pendant des déplacements importants, aimaient faire l’union,des regroupements des villageois (en langue lao veut dire SOUM…soum sèo muan seun); notre arrière et arrière grand père fut choisi pour être chef du village (phô ban), il aimait compter des cailloux, des arbres,des animaux domestiques…

Chaque fois il vit quelque chose il commença à compter;il aimait également garder des vieux objets qu’il trouvait par ci et par là;il adorait parler,discuter avec des compagnons et des amis,il aurait eu commeprénom » THONG « .(l’or); par plusieurs étapes, toujours en édifiant des villages, des villes,des nouveaux points de regroupements, ils ont pris comme une sacrée vertu: « l’union fait la force »; malgré tout cela, ils sont obligés de quitter, d’abandonner,de séparer leurs proches indécis et leurs patrimoines et leurs fondations à causes des invasions des pays voisins;heureusement le Bouddisme est déjà né en Inde et la lumière de l’aura du Bouddha est arrivée partout dans cette région; les lao   suivaient les grands fleuves Houang Hô,YangZijiang, Sichuan(entre 800et 1000 ans avant notre ère) et après à Yunnan (entre 500 et 800 avant notre ère) et certains groupes continuaient à faire leurs grandes découvertes jusqu’ à la région Souvannaphoum (l’Asie du sud d’Est entre 325 et 316 avant notre ère );en l’an 649 de notre ère le roi lao Siharana(Sinoulo) gouvernait le royaume Nongsè ,l’un des petits fils de la lignée Thao THONG ( plusieurs générations après ) fut nommé adjoint de chao meuang et responsable d’un groupe de combattants ou des défenseurs du pays Thai; trois règnes après Khounboulom fut roi du royaumeNongsè (entre 697 et 729 ),Thao THONG  SOUK participa à agrandir le royaume .La famille issue de l’arbre THONG…THONG SOUK était souvent nommé adjoint,grade des responsables qui travaillaient sur le terrain et sur les fronts difficiles: c’était le travail basé sur le respect et le dévouement tout en restant toujours dans la voie du milieu; le chef de la famille adoptait des attitudes justes et souples pour pouvoir s’adapter aux différents évènements souvent difficiles « .

Les êtres ayant le même Karma naissent et renaissent souvent ensemble « , Je prie le grand Bodhisatva Manjusri de me donner la bénédiction, l’intuition,de m’éclairer le chemin pour obtenir les deux sagesse du Bouddha.

En écrivant cette partie du texte je pense à mon père Leck SOUMPHOLPHAKDY et ma mère nang Phèng;ma soeur Khambeune et sa famille,mon frère THongdeune et sa famille,ma famille Okinh, mon épouse Bouadèng,ma fille manisavanh et sa famille,mon fils Somphone et sa famille,mon fils Youthakone;la famille de Intha ,de mon petit frère DARA au pays,la famille de Pany,son épouse Nina Suvanhim et Steven , la famille de Sisavath ,la famille de Champa et de celles de ses soeurs. Puisse tous les êtres vivants obtenir le bonheur et toutes les bonnes causes du bonheur sans souffrance.

L’arbre généalogique de la famille Douangpanya

La famille de mon grand père: Thao Douangpanya, père de mon grand père fut un disciple de Ya Phô Y- Lai….Sathou….Sathou….Sathou. Douangpanya veut dire la sagesse ultime du Bienheureux Le Bouddha.

  • Ao chan Sone, grand frère (  Chan et Thit est un titre donné à une personne après avoir accompli sa vie de bonze, khrou Ba, dans la pagode ) .
  • Sieng Kèo, mon grand père ( Sieng est un titre donné à une personne après avoir accompli sa vie de bonzon, Choua ou Nén, dans la pagode ).
  • Ao chan oun
  • Ao chan ouan
  • Ao chan Bouth ( père de ai Bouth)
  • A Louat

La famille Sieng Kèo: 1873 – 1953 .

  • ma grande mère nang Boupha ( date de mariage 1913.1ere épouse ).

Leurs descendants – Pa Na née en 1913. ( la mère de nang na )

  • Loung chan Khane 1914
  • Loung chan Ma, ban nam houm né en 1915
  • Nang Pha née en 1916
  • Nang Ma née en 1917
  • Nang Phèng ( 1918 – 1993 ) .
  • Nang Nou née en 192O
  • Ao thit Sim né en 1922
  • ma grande mère nang ô ( 2ème épouse )

Leurs descendants:

  • nang Lè
  • Thao thit Nouane
  • Thao thit Khai
  • Thao kham Phanh
  • Nang Vanh
  • Nang Poun, fille de nang ô (avec son premier mari)

La famille de ma grande mère nang Boupha.( 1895 – 1926 ) qui est la soeur aînée de sa famille.

  • Nang Khampha née en 1897 : son mari était commerçant d’origine chinoise;
  • son fils porte le nom Nousè
  • Nang Déng Vanna (1900- 1985 ) épouse de Thao chan Phouang Phoumminh ( 19OO- 1982 ) .

leurs enfants:

  • Thao Souang
  • Thao Song
  • Nang Meung
  • Nang Leung
  • Thao Keung
  • Nang Pieng Kham ( née en 1947 )
  • Nang Bouakhay – Les Douangpanya participaient à la fondation du village Ban Y- Lai .

Quelques belles anecdotes racontées par des villageois:

– Mon grand père sieng Kèo ou Phô Khane ( le père de thao Khane ) fut un homme respecté par tous les villageois de ban Y- Lai et des autres villages aux alentours qui sont ban nam houm, ban houm bèng, ban houa khoua, ban houai sai, ban nam kieng , ban nakhoune noï, nakhoune Yaï,ban houa xang…Ban na khà.. ban saka….et jusqu’à Mouang phone hong.
– IL eut en plus beaucoup d’amis commerçants chinois et vietnamiens qui venaient s’établir et vivre dans la région.
-Les fausses accusations à l’égard de ses enfants. » une histoire de quelques patates douces « .
Un jour, deux filles de Sieng Kèo eurent été accusées par une famille vietnamienne de vol de quelques patates douces dans leur jardin. Effectivement ces deux soeurs passaient tout près de ce lieu . Elles furent poursuivies par quelques vietnamiennes jusqu’au domicile de leurs parents.
– Mon grand père les attend devant la porte de la maison en leur disant avec une vive voix :
 » Qu’est- ce que vous venez faire ici ? Que voulez- vous exactement ? dit- il.
– Les vietnamiens en colère et furieux, en voyant le maître de la maison très, sûr de lui-même, oublièrent soudainement leurs accusations en disant calmement  » Khanh hou và maine louk Phô Khane, chay khong lououk kô ône yôob « . ceci se traduit par une phrase suivante :  » En apprenant que ce sont des enfants de Phô Khanh, nos coeurs redeviennent d’un seul coup souples. »et ils sont tous rentrés chez eux calmement et paisiblement .
– Un incendie chez quelques familles vietnamiennes à ban Y- lai .
– Un jour, quelques maisons vietnamiennes ont été incendiés par des inconnus.C’était pendant la période des forces de vietminh en Indochine française. Ces désastres ont fait beaucoup pleurer ces vietnamiens malchanceux . Ils crient, ils pleurent, ils se lamentent, ils sont angoissés, stressés , se désespèrent psychologiquement et y souffrent mentalement.
– Mon grand père, eut une grande compassion envers ceux qui sont touchés par ces malheurs, passa partager la souffrance avec ses voisins vietnamiens en leurs adressant quelques phrases piquantes et remplies d’amour : » Arrêtez- vous de pleurer;  vos maisons sont déjà brûlées; elles sont irréversibles et ce sont des choses impermanentes de ce monde; cessez de pleurer. »..et les victimes qui souffrent de la perte de leurs chers patrimoines ont répondu avec mécontentement à mon grand père: » La guerre avec des autorités françaises est terminée mais elle n’est pas encore terminée avec Phô Khane « . Ceci se traduit en lao par une phrase suivante  » Seuk lèo lèo kap fa laang tai yang bô lèo kap ya phô khane « ; avec des accents vietnamiens et la langue lao mal maîtrisée, cela devient comique et drôle. Mon grand père savait parler aux gens dans le sens secret et le sens direct. C’est la sagesse que la famille Douangpanya a obtenu comme patrimoine culturel et religieux du grand maître Ya phô Y- Lai . Le sens secret est souvent utilisé sous forme de proverbe difficile à comprendre car il n’est pas à la portée de tout le monde. Une demande d’explication à un homme cultivé est nécessaire pour mieux comprendre le sens profond du proverbe.

No comments yet

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.